Les cicatrices et l’ostéopathie

Vos cicatrices sont les marques d’un passé, mais elles peuvent aussi avoir des répercussions sur le futur de votre santé.

Beaucoup de cicatrices sont plus profondes qu’il n’y parait et ont des influences à long terme sur votre corps. En effet, nombre d’entre elles créent des tiraillements, des pertes de sensibilité au niveau de la peau ou du toucher, et parfois même elles perturbent l’équilibre entier du corps.

Comment cela est-il possible ? 

Chaque intervention va laisser sa marque, aussi bien de façon visible sur la peau, mais également à l’intérieur du corps, dans les tissus, là où l’opération à eu lieu.

En se refermant, la peau se consolide et forme la cicatrice. C’est un peu le principe de « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». La peau qui a été coupée se reforme d’une façon plus solide. Mais plus solide ne veut pas dire meilleure.

En effet, sous cette cicatrice peuvent se former des adhérences, qui vont empêcher le corps de fonctionner normalement, et tirer sur les tissus environnants, en créant des gênes.

Les douleurs apparaissent sur la zone mais aussi à distance : il n’est pas rare de voir des lombalgies apparaitre après une intervention au niveau de l’abdomen. Une étude à même montrer que les cicatrices de césariennes pouvaient créer des symptômes douloureux à distance, notamment au niveau des lombaires. [1]

Et ma cicatrice  ?

Si c’est le côté esthétique de votre cicatrice qui vous gêne, prenez contact avec un dermatologue ou une esthéticienne spécialisée. Votre ostéopathe peut vous aider à la rendre moins douloureuse, mais il ne la fera pas disparaitre.

Comment repérer une cicatrice qui endommage l’équilibre du corps  ?

Les nerfs sensitifs peuvent aussi être endommagés, et avoir du mal à fonctionner normalement. La sensation sur cette partie de peau peut être désagréable, ou au contraire, complètement atténuée.

Plusieurs autres symptômes sont assez classiques : les gênes à la mobilisation, parfois même des douleurs aux mouvements de l’articulation la plus proche, mais aussi et surtout l’aspect de la cicatrice. Si elle est « déprimée » c’est à dire qu’elle rentre en profondeur, si elle boursouflée, alors il peut être nécessaire de faire le point avec votre kinésithérapeute ou votre ostéopathe.

Il est donc important d’accorder de l’attention à l’aspect d’une cicatrice car une étude de 2015 montre que plus l’aspect d’une cicatrice est « déprimé », plus il est probable que cela entraine des séquelles à l’intérieur. [2]

(La photo ci-jointe montre la différence entre une cicatrice « déprimée » et une cicatrice corrigée.)

Que faire ? 

Après une intervention, vous êtes encadrés par des professionnels du domaine médical, afin de vérifier votre cicatrisation. Suivez scrupuleusement leurs consignes. Il faut éviter une infection qui endommagerait davantage les tissus.

Une fois les bords de la plaie bien refermés, n’hésitez pas à masser avec des pommades cicatrisantes recommandées par votre médecin ou votre pharmacien.

Certaines adhérences, trop profondes ou trop enracinées peuvent faire l’objet d’une chirurgie réparatrice.

Si la cicatrice est encore douloureuse plusieurs semaines, ou même plusieurs années après l’intervention, n’hésitez pas à en parler à votre ostéopathe qui peut vous aider grâce aux techniques tissulaires douces et vous conseiller des exercices pour améliorer votre cicatrisation profonde.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à consulter ce lien où vous trouverez le résumé de l’étude en français : « journal de gynécologie obstétrique 2015 » 

Coline Maréchal, Ostéopathe D.O.

Références :

[1] Morris,H. (1995). Surgical Pathology of the Lower Uterine Segment Caesarean Section Scar: Is the scar a Source of Clinical Symptoms? International Journal of Gynecological Pathology. 14(1) 16-2

[2] Les caractéristiques de la cicatrice pariétale de césarienne sont des facteurs prédictifs des adhérences pelviennes. Étude de cohorte prospective. Journal de Gynécologie Obstétrique, 19-08-2015, A. Khlifi, S. Meddeb, M. Kouira, A. Boukadida, F. Hachani, S. Chachia, S. Hidar, M. Bibi, H. Khairi, H. Essaidi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s